Alexkid – Caracol

    UNE « LETTRE D’AMOUR » À TOUS LES CLUBBERS DU MONDE.

    Imprévisible et fort de ses deux précédents albums, dont les singles extraits de Mint, Don’t Hide It et Come With Me ont été des succès internationaux, Alexkid revient avec un troisième album brut et condensé, élégant et rugueux comme le retour aux sources d’un authentique clubkid doublé d’un producteur hors pair. 

    Avec Caracol, Alexkid prouve à quel point il sait se renouveler tout en affirmant sa prédilection pour l’exigence. Souvent engagé en tant qu’ingénieur du son sur les créations des autres, il a également signé de nombreux remixes au cours de ces dernières années, pour Llorca, King Britt, Tosca, Phonique, Freestyle Man & Kiki ou George Michael, entre autres noms prestigieux. Et, depuis ses premiers maxis, il prend de plus en plus de plaisir à tourner dans le monde entier en tant que DJ. Comme si cette fonction, plus spontanée, incarnait finalement le mieux sa culture musicale. 

    Après Bienvenida et Mint, Caracol est une parenthèse de fraîcheur, une expérience purement électronique, fruit d’un long séjour en studio. Une aventure solitaire qui l’a conduit à soustraire plutôt qu’à additionner. Gratté jusqu’à la moelle, épuré, cet album révèle un hommage très personnel aux racines tentaculaires de Détroit ou de Chicago, destiné aux dancefloors comme à être écouté chez soi.

    Alexkid lance comme une bombe ce Caracol minimal et sexy, abstrait et physique, atteignant un degré de cohérence rare sur ce format. 

    Organique, rythmé, illusoirement statique, Caracol (« Escargot » en espagnol) se déroule et claque le long de neuf pistes finement agencées. Déployant des perspectives de plus en plus larges, il est introduit par la voix de Keith Thompson, passée au filtre mélancolique d’un Vocoder. Decibelly force d’emblée le passage, radical et entêtant, avant l’hypnotique Love Letters et Nightshade, un swing minimaliste sur lequel on retrouve Liset Alea, déjà présente sur Mint. Massif et funky, Basic parle de lui-même, sans équivoque, alors qu’un parfum plus atmosphérique se dégage de Orm. Les images affluent, baléariques. Caracol explore les bases de la techno de ces quinze dernières années sur fond de house ténue, avec comme points de d’orgue efficaces, le premier maxi paru dans le rôle-titre ou Mare Alta.

    Jusqu’à Back and Forth, envoûtant et sublimement chanté par Daniella D’Ambrosio (entendue sur le premier album de Nouvelle Vague et Bleed du groupe Aswefall avec qui elle a co-écrit et interprété le titre de la nouvelle campagne publicitaire Air France), Caracol se livre en ensemble généreux et pointu, revisitant l’héritage d’un Maurizio ou d’un Richie Hawtin avec une modernité absolue. Alexkid signe un album sans concessions, une interprétation raffinée des émotions rencontrées dans les clubs du monde entier, imposant au passage un son dont l’impact transcende le genre.  

    E. P.

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